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Parution décembre 2013 :
livre de C.Touzet aux éditions la Machotte
- Editions la Machotte
- ISBN : 978-2-919411-02-3
- 166 pages
- Prix public : 22,00 € (Acheter)
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12. Homéostasie et homéopathie (du livre Hypnose, sommeil, placebo ?", C. Touzet, 2013)


Au chapitre précédent, nous avons vu que l'homéostasie se définit comme la maintenance d'un ensemble de paramètres physico-chimiques de l'organisme afin de préserver la vie, et que la régulation autour d'un état d'équilibre était obtenu automatiquement (par un apprentissage de type palimpseste). En fait, l'état d'équilibre global est constitué de multiples états d'équilibre, chacun dédié à un paramètre physico-chimique. Il y a ainsi régulation autour d'une température corporelle (37°C), une autre régulation impliquant d'autres boucles neuronales autour d'une tension artérielle (120/80 mmHg), etc.

L'apprentissage de la régulation – c'est-à-dire la constitution d'un état attracteur – est automatique et ne dépend pas de la valeur d'équilibre, seulement du fait qu'un équilibre momentané est réalisé. Il est donc possible que l'équilibre s’établisse autour d'une « mauvaise » valeur, comme par exemple une tension artérielle supérieure à 160/95 mmHg. Dans ce cas, la personne présente un symptôme que l'on appelle l'hypertension. L'hypertension peut être une réponse adaptée, par exemple lorsque le cœur augmente progressivement la force de ses contraction avec l'âge pour garantir un débit sanguin périphérique constant (que la rigidification des parois artérielles aurait tendance à diminuer). Dans d'autres cas, comme un excès d'apport en sel alimentaire, l'hypertension est un facteur de risque1.

L'hypertension est donc aussi le fruit d'une régulation neuronale autour d'un point d'équilibre. Par définition, pour quitter cet état attracteur pathologique, il faut « secouer » le système suffisamment pour le sortir de la zone de régulation, et avoir ainsi la possibilité que le nouvel état d'équilibre s'organise autour d'une valeur plus acceptable. Comment organiser le départ d'une régulation délétère ?

La pharmacopée allopathique propose des principes thérapeutiques qui vont agir notamment en sidérant les neurones impliqués dans la régulation de la tension artérielle : bêta-bloquants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, antagonistes de l'angiotensine II, inhibiteurs calciques, etc. Les effets secondaires ne sont pas anodins, tandis que leur efficacité n'est pas garantie.

Le placebo est une solution efficace – sans effet secondaire – comme nous l'avons vu précédemment (ch. 11).

L'homéopathie propose elle aussi des médicaments (homéopathiques) sans effet secondaire, mais sa crédibilité est sujette à caution. Dans cette guerre que mènent l'industrie pharmaceutique et ses mercenaires de la recherche publique contre l'homéopathie, au nom de la santé et de la science, l'argument principal est l'absence d'explications en accord avec les connaissances actuelles en biochimie.

Le chapitre précédent a démontré que l'eau était une inconnue aux pouvoirs étranges, qui constitue tout de même 70% des molécules de notre corps. Ce pourrait-il que nous puissions à l'aide de nos connaissances récentes en TnC et dynamisation de l'eau, fournir des explications crédibles aux trois principes sur lesquels repose l'homéopathie ?

Les principes actuels à la base de l'homéopathie sont au nombre de trois :

  1. similitude,

  2. individualisation et

  3. dilution-dynamisation.

Le premier principe dit que l'homéopathe va choisir, parmi toutes les préparations disponibles, celle qui – à haute dose (sans dilution par exemple) – générera les mêmes symptômes (augmentation de la tension artérielle s'il faut réduire une tension trop élevée, toux s'il faut éliminer la toux, céphalées s'il faut guérir d'un mal de tête persistant, etc.).

Quelle peut bien être la logique qui préside à ce type de choix ?

L'inventeur de l'homéopathie (Sammuel Hahnemann, plus de 200 ans déjà) et ses successeurs n'ont pas d'explication, mais énormément de constatations empiriques (cela fonctionne). Fort de notre connaissance des états homéostatiques induits par des états attracteurs neuronaux, nous comprenons que le principe de similitude est tout à fait pertinent : il s'agit de renforcer les symptômes ce qui va sortir le système de l'attracteur actuel, induisant ainsi la mise en œuvre de boucles de régulations (contre-actions) efficaces face aux (déséquilibres associés aux) symptômes. Ces boucles de régulations amèneront à terme le système dans un état attracteur débarrassé des symptômes gênants.

Vous m'opposerez que même si cela est logique, cela ne peut pas être obtenu par des préparations homéopathiques, puisqu'il s'agit de dilutions tellement poussées qu'il est absolument certain qu'il n'y a plus une seule molécule de principe actif dans le médicament (troisième principe).

Comment donc pourrait-il y avoir une action quelconque d'une très grande dilution ?

Rappelons-nous les démêlés de J. Benvéniste avec l'immense majorité de la recherche française. Son crime est d'avoir démontré (de multiples expériences ont été refaites qui lui donnent raison) que la biochimie ne s'appuie que pas sur l'électro-mécanique – mais doit également inclure l'électro-magnétisme. La différence peut paraître anodine au profane, elle ne l'est pas. Aujourd'hui l'Académie de Médecine nous affirme que le rayonnement électro-magnétique n'affecte pas les réactions biochimiques, et donc que les téléphones portables n'ont pas d'incidence sur nous, pas plus que le Wi-Fi, ou les fours à micro-ondes, etc. Imaginez le tollé si la science découvrait que - finalement - tout ceci nous affecte... La sensibilité à l'électro-magnétisme permet d'imaginer des interactions à distance, que celle-ci soit temporelle ou spatiale. Dans le cas de l'homéopathie, il s'agit d'interaction à distance dans le temps. Au départ, il y a un principe actif, qui sera tellement dilué qu'il va disparaître, mais il laisse une empreinte, une signature qui présente les mêmes effets, ce qui sous-entend que les effets, même en présence de la molécule active, sont électro-mécaniques et électro-magnétiques.

Comment une empreinte peut-elle persister dans de l'eau ?

A priori, l' « empreinte » est constituée d'assemblages de molécules d'eau dans des configurations spécifiques du produit initial, lesquelles configurations ont tendance à se répéter. Ceci est d'autant plus crédible que le principe de réalisation d'un médicament homéopathique implique une phase de dynamisation à chaque dilution. La dynamisation est l'activation des molécules d'eau pour les rendre plus aptes à entretenir les réactions bio-chimiques de la vie. Nous en voulons pour preuve les très nombreuses démonstrations d'amélioration de la productivité (animale, végétale, etc.) impliquées par l'utilisation d'eau dynamisée (cf. annexe). Cette dynamisation serait donc l'occasion de fournir suffisamment d'énergie aux molécules d'eau pour qu'elles puissent facilement se configurer relativement à des formes de molécules impliquées dans le vivant, ou se reconfigurer en fonction de configurations de molécules d'eau déjà existantes (duplication). Une granule semble ne plus contenir d'eau, c'est faux, elle contient au moins 10 à 15% d'eau (de même, l'enveloppe d'une graine contient un grand nombre de molécules d'eau qui ne s'évaporent pas – mais restent collées à la paroi).

Pourquoi alors les études cliniques ne permettent-elles pas de mettre en évidence un effet bénéfique supérieur au placebo des médicaments homéopathiques ?

Tout simplement parce que le second principe de l'homéopathie dit que le « patient » n'est pas un ensemble de symptômes qu'il faut faire disparaître, mais un individu (unique) qui par ses symptômes montre un déséquilibre. Le traitement sera donc spécifique de l'individu et non des symptômes. Les études cliniques classiques (allopathiques) testent un médicament vis-à-vis d'un symptôme, faire la même chose en homéopathie n'est pas homéopathique. Il est donc impossible d'appliquer des protocoles classiques de médecine puisqu'il n'y a pas de populations de malades homogènes.

Le second principe de l'homéopathie est cohérent avec le constat que les états de bonne santé sont des états neuronaux attracteurs (auto-organisés) spécifiques et uniques à chaque individu. Il n'est pas inutile de se rappeler que nos réseaux neuronaux sont le reflet de notre vécu, que celui-ci est unique, et qu'ils sont donc tout aussi uniques. Nos symptômes sont donc des expressions personnelles, à considérer comme tels.

Conclusion :

L'homéopathie est en phase avec la TnC, et la médecine allopathique devrait être réservée principalement aux cas où les états neuronaux n'ont pas de prise suffisante sur la situation, notamment en cas d'urgence comme pour une fracture, une plaie importante, etc.

1La Finlande, qui a réduit de 35% sa consommation de chlorure de sodium sur une période de 30 ans, a vu la pression artérielle de la population baisser d'un point. La mortalité cardio-vasculaire a diminué de plus de 75% (chez les moins de 65 ans) et l'espérance de vie a augmenté de plus de 6 ans.


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